La Roche L’inquiétude grandit autour de l’avenir du Concorde

❝ L’exemple vannetais est-il rassurant ?

La récente déclaration de Luc Bouard [maire de La Roche-sur-Yon], prenant l’exemple de Vannes en espérant calmer les inquiétudes, n’atteint pas son but. Dans la préfecture morbihannaise, une convention lie Cinéville, la mairie et une association Cinécran. Cette dernière programme des films art et essai et se voit prêter deux salles pour accueillir un festival dédié au cinéma européen. Un fonctionnement qui, s’il satisfait les membres de cette association, n’est guère comparable à celui du Concorde, géré par un établissement public. Tout comme les 7 séances hebdomadaires, comparées au 60 à 70 séances du Concorde. ❞

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Cinéville ▸ 15 ans et 4.500 films plus tard

Un cinéma dans l’ancien collège Piobetta. C’est le souhait du maire yonnais, Luc Bouard. Un projet qui laisse le patron du Cinéville « dubitatif », même s’il avoue que « la municipalité est dans son rôle ». « On rate peu de films sur la ville », estime Rodolphe Merlet qui évoque « l’équilibre trouvé avec Concorde ».

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Le bilan de l’année 2015 des deux cinémas

Rodolphe Merlet (directeur du Cinéville) ” C’est une bonne année. Nous avions 536.000 entrées l’année dernière, on sera aux alentours de 540.000 à la fin de l’année. C’est une progression légèrement inférieure à 1 % qui nous satisfait. Elle est d’autant plus remarquable que cette année, le seul film « événement » arrive en toute fin d’année. Je parle de Star wars, bien sûr. Au total, nous aurons présenté 294 films.“ Paolo Moretti (directeur du Concorde et du festival) “À deux semaines de la fin de l’année (l’interview a été réalisée le 18 décembre, ndlr), nous comptabilisions 50.552 entrées, contre 52.802 en 2014. À quelques centaines près, nous serons dans le même registre. Au pire, nous afficherons une baisse de 1 à 2 % de fréquentation, ce qui est de loin le meilleur résultat des cinémas Art et essai du grand ouest. Et si l’on cumule les entrées publiques, scolaires, festival du film, etc., on constate que le Concorde a mobilisé près de 73 000 personnes cette année. Ce qui est un record depuis sa réouverture en 2008.”

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Cinéma à Piobetta ▸ les doutes des professionnels

Sauf à disposer d’études qui démontrent le contraire, c’est donc bien à la périphérie que les cinémas font leur chiffre d’affaires, plus qu’en centre-ville. D’ailleurs, la Soredic ne lâcherait pour rien au monde son site, près des Flâneries, pour aller s’installer à Piobetta. «Je ne vois pas l’intérêt de dépenser de l’argent pour déménager et perdre 20% de fréquentation», résume Yves Sutter.

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La ville peut-elle accueillir un nouveau cinéma ?

❝ L’intérêt d’un privé pour le site Piobetta n’a tout de même rien d’acquis : les grands groupes (UGC, Gaumont…) ont précisément quitté de nombreux centre-villes parce que les investissements y étaient trop lourds comparés aux bénéfices. À la fin des années 1990, la Soredic s’était montrée intéressée par l’îlot Piobetta, mais elle n’avait pas de concurrence en périphérie. Le PDG avait jeté l’éponge pour des raisons politiques, mais aussi financières : il aurait fallu 600 000 entrées annuelles pour couvrir le fonctionnement. Pas sûr d’ailleurs que la Soredic regrette ce choix : avec son grand parking et les restaurants qui l’entourent, elle profite à plein de ce pôle forcément attirant pour la clientèle. Et resterait de ce fait un sérieux concurrent pour un multiplexe en centre-ville… ❞   < p style=”text-align: center;”>

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