Cinéma à Piobetta ▸ les doutes des professionnels

❝ Sauf à disposer d’études qui démontrent le contraire, c’est donc bien à la périphérie que les cinémas font leur chiffre d’affaires, plus qu’en centre-ville. D’ailleurs, la Soredic ne lâcherait pour rien au monde son site, près des Flâneries, pour aller s’installer à Piobetta. « Je ne vois pas l’intérêt de dépenser de l’argent pour déménager et perdre 20% de fréquentation », résume Yves Sutter. ❞

Yves Sutter est le PDG de la SOREDIC (la Soredic est actionnaire à 100% de la SAS Cinéville,
propriétaire d’établissements cinématographiques
et de la SA Cinédiffusion, programmatrice d’établissements cinématographiques)
 

Ancien directeur du Concorde, aujourd’hui à Caen où il dirige le Café des images, un cinéma Art et essai, Yannick Reix est surpris de l’annonce de la ville de La Roche-sur-Yon. Pour lui, il ne fait absolument aucun doute qu’un troisième cinéma signifierait l’arrêt de mort du Concorde (…)

Pour Yannick Reix, également président de l’Association des cinémas de l’ouest pour la recherche (Acor, qui regroupe 28 salles), la pertinence serait plutôt de transférer le Concorde vers Piobetta, et de passer de deux à quatre écrans art et essai. « S’il y a un potentiel de spectateurs supplémentaires à La Roche, je pense qu’il est là », souligne Yannick Reix.

Enfin, à ses yeux, l’hypothétique création d’un troisième cinéma se heurte à un autre écueil, et de taille. Pour ouvrir de nouvelles salles, un opérateur doit avoir la « bénédiction » de la Commission nationale d’aménagement cinématographique (CNAC). « La CNAC est très vigilante sur l’ouverture de salles, car l’équilibre économique des cinémas est fragile,insiste Yannick Reix. Avec un fauteuil pour 22 habitants, contre 1 pour 76 à Nantes ou 1 pour 40 à Cholet, La Roche-sur-Yon est très bien équipée»

Yannick Reix, ancien directeur du cinéma le Concorde et du festival de La Roche-sur-Yon,
dirige actuellement le Café des images à Hérouville-Saint-Clair

 

 

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